Direction Paris

by Malakoff

Direction Paris cover art
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about

Enregistré à Cussy Land sous la direction de Didier Grebot

credits

released 04 January 2009
Paroles et musique : Yan Pradeau
Chant : Étienne Kimes
Guitare : Yan Pradeau
Basse : Jean-Michel Boquillon
Batterie : Adrien Plessis
Accordéon : Samuel Garcia
Fender Rhodes : Thomas Loyer
Trompette : Thierry Caens

La presse en parle...

Longueur d'Ondes – n°55 – juin / juillet 2010

« L’album explore différents sentiments, du joyeux au plus grave, en passant par toutes les musiques, du rock à la musette. La voix grave porte bien les textes délirants ou profonds de Yan Pradeau (...) Cet album nous embarque dans le train de banlieue vers Paris (et vers partout) en prenant le temps du regard, luxe que l’on a tous, à condition de le prendre »

Axé Libre – 18 juin 2010

« Ovni autant divertissant que profond, Direction Paris sous son faux air d’album au charme désuet d’un autre temps, nous propose une exploration bien contemporaine de ce que Rock et Chanson française peuvent imaginer ensemble. »

Vacarm – Le webzine qui fait du bruit – 16 avril 2010

« Entre rock et chanson française, un voyage prenant, (...) un voyage au cœur de la capitale accompagné de mélodies inspirées. (...) C’est une sacrée bourrasque ! Malakoff nous offre un premier album qui nous laisse impatient d’entendre la suite ! »

Lylo – n°308 – juin 2010

« À tourner dans les rues de Paname, l'ex-4L à Bob a trouvé une place entre un van Volkswagen eu une caravane manouche, sur un créneau de chanson rock. C'est en banlieue mais les filles sont belles et les bars accueillants. »

Zicazine – 07 mai 2010

« un ovni musical à la fois drôle et profond, « Direction Paris » a le charme de ces albums faussement vieillots, ceux dont les chansons puisent ingénieusement dans d’autres temps pour trouver un cachet à la fois vintage et fabuleusement contemporain. (...) Des chansons parfois faussement naïves et souvent réellement ingénieuses, (...) beaucoup de tendresse, d’humour et de second degré, ça mérite très sincèrement le voyage ! »

Francofans – n°23 – mai/juin 2010

« Il y du Arno dans le chant des Malakoff, dans la force des mots décomplexée et gaillarde. (...) Les Malakoff ont sorti les grosses guitares et les accords qui crissent. En ressort un rock sans détour, brut, qui prend ça et là des airs de chansons réalistes et engagées comme savent si bien les faire Alain Leprest ou la Rue Ketanou. »

Apathie – 10 juin 2010

« L'univers musical est ici très posé, car imprégné d'une maturité telle, que le tempérament authentique s'affiche de façon exacerbée. (...) MALAKOFF nous plonge tout de bon dans des contrées intemporelles pourtant au coeur de notre quotidien. »

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Track Name: Bretagne Sud
Moi garçon, timide, pas beau, malheureux,
Toi jolie fille, starlette, grands yeux bleus,
J’te regarde, j’t’admire, j’te déshabille,
J’voudrais savoir dedans c’est comment une fille.

Sur la plage, sur le parking du camping, n’importe où,
Des jeunes mecs, des blancs becs sont à tes genoux,
Je les suis, je m’imagine, pouvant faire comme eux,
Beau dans mes jeans de brun ténébreux.

Et je rêve, je rêve que je m’envole,
À tes lèvres, à tes lèvres, je me colle,
Et je rêve, je rêve que tu t'envoles,
À mes lèvres, à mes lèvres, tu te colles.

Tous les jours, dans mes nuits, dans mon lit, transi de froid,
J’te dessine, j’t’embobine du haut jusqu’en bas,
Tu succombes, tu défailles, tu t’abandonnes,
C’est à moi, rien qu'à moi que tu te donnes.

Me vois-tu ? M’entends-tu ? Sais-tu seulement que j’existe ?
Tomberas-tu dans mes bras à l’improviste ?
Amoureuse, délicieuse, tout simplement,
Toi contre moi, juste un instant.

Et je rêve, je rêve que je m’envole,
À tes lèvres, à tes lèvres, je me colle.
Et je rêve, je rêve que tu t'envoles,
À mes lèvres, à mes lèvres, tu te colles.

Voila qu’un beau jour, jour de pluie, dix ans plus tard,
Sur la plage, cette plage, j’te croise par hasard ?
Plus personne à tes pieds, autour te toi,
Plus rien que mes rêves et je les garde pour moi.

Et je rêve, je rêve que je m’envole,
À tes lèvres, à tes lèvres, je me colle.
Et je rêve, je rêve que tu t'envoles,
À mes lèvres, à mes lèvres, tu te colles.
Track Name: Ma voisine
Ma voisine,
On dirait une photo de magazine,
Qu’on met incognito sous sa pèlerine.
Ma voisine.

Ma voisine
Sous son long manteau je devine,
C’est pas le boulot qui fascine,
Ma voisine.

Ma voisine,
Elle a la libido grand gourdine,
Elle a le trémolo du muezzin,
Ma voisine.

Ma voisine,
Elle fait des vidéos de coquine,
Où y’a toujours un nigaud qui lutine,
Ma voisine.

Ma voisine,
Collé dans le métro contre mes narines,
Je vois en stéréo les dentelles mutines,
De ma voisine.

Ma voisine,
L’a pas les roploplos d’une ballerine,
Elle a quelques kilos dans la feutrine,
Ma voisine.

Et moi dans mon petit studio,
je rêve, j’imagine,
Qu’avec ma silhouette d’hidalgo,
La coupe de cheveux comme celle de Lénine.

Irais-je voir un jour là haut ?
A quoi ressemble ma voisine,
Comme dans une chanson de Nougaro
Nue, les mains dans la farine ?

Ma voisine,
Elle a le glissando qui dessine,
Les courbes de sa peau blonde platine,
Ma voisine.

Ma voisine,
Elle fait du porno des trucs misogynes,
Ce qu’il doit faire chaud dans les « blue jeans »,
De ma voisine,
De ma voisine,
De ma voisine.
Track Name: HÉLÈNE
C'est pas à l'école, pas dans les livres,
Que j'ai trouvé ma raison de vivre,
C'est le jour où je t'ai croisé,
Dans le bus à la sortie du lycée.

Mon professeur, ma philosophie,
Ma joie si simple d'être en vie,
Mon oxygène tant que c'est gratuit,
Ma campagne à Paris.

Je peignais les murs couleur moi-même,
Ma solitude faisait papier-peint,
Du noir partout jusqu'à dans le petit crème,
Que je prenais toujours seul au matin.

Mon trait d'union, mon envie être deux,
Toi & moi, mon esperluette,
Dans tes guillemets, H.E.L.E.N.E
Tu es une femme de lettres.

Bien que mon cœur batte de travers,
Que notre route s'arrête ici,
À nos orages finissons nos verres,
La vie sans nous, c'est toujours la vie.

Mon trait d'union, mon envie être deux,
Toi & moi, mon esperluette,
Dans tes guillemets, H.E.L.E.N.E
Tu es une femme de lettres.
Track Name: Gare du Nord
Les transports du corps font les grands voyageurs,
Les transports du corps font les grands voyageurs,
Ce qui fait les amoureux, c'est les transports du cœur.

Gare du Nord,
Une fille de l'est,
Fait les cent pas pour la première fois.
Malgré le froid qui mord,
Elle tombe la veste.
Pour attirer le chaland de ses jeunes appâts.

Bien qu'elle fasse des efforts,
Pour marcher sexy, pour chalouper son corps,
Difficile d'avoir l'air d'une femme fatale,
Quand on est qu'une enfant, loin de sa terre natale.

Gare du Nord,
Un mec du Sud,
Du sud de l'Amérique et des champs de coton,
Explique à sa guitare
La blues attitude,
L'esclavage, la misère et l'exploitation.

Toute la musique, qu'il aime,
Elle se joue avec trois accords de septième.
Et dans la nuit en attendant le bus,
Il devient l'ami de la jeune pute russe.

Les voilà tout deux,
Ils s'arrangent, se débrouillent
Elle a son pavé, il a le rythme dans les mains,
Gare du Nord,
Gare de la grande vadrouille,
Unissent leur destin et chacun battra l'sien.

Les transports du corps font les grands voyageurs,
Ce qui fait les amoureux, c'est les transports du cœur.
Ce qui fait les amoureux, c'est les transports du cœur.
Ce qui fait les amoureux, c'est les transports du cœur.
Track Name: À Léa
Trois ans tout seul, en tête à tête,
À regarder se fissurer les murs.
Trois ans déjà à la retraite,
À plus pouvoir me voir, même en peinture.
À faire pas grand chose, à brasser du vent,
À regarder morose, vivre les gens.
Bordé d’éléphants roses, de cafards géants.
Guetté par l’andropause à trente trois ans.

Heureusement, y a les fesses à Léa,
De les voir est un plaisir, auquel je ne résiste pas.
Dans ma vie y a des hauts, y a des bas.
Mais les aléas s’effacent en face, des fesses à Léa.
Léa, les fesses à Léa,
Léa, les fesses à Léa.

J’étais touché par le charme troublant,
La grâce immature des femmes enfants.
Des lolitas, en veux-tu en voilà,
Léa, ses mains, ses fesses, surtout celles-la !
Trois ans passés, à me mettre en quatre,
Pour des p’tites pépés aux yeux cachou,
Des poupées qui ont le cœur à droite,
Qui du mien ont fait un muscle fou.

Heureusement, y a les fesses à Léa,
De les voir est un plaisir, auquel je ne résiste pas.
Dans ma vie y a des hauts, y a des bas.
Mais les aléas s’effacent en face, des fesses à Léa.
Léa, les fesses à Léa,
Léa, les fesses à Léa.

Il l’a portant dit ce monsieur Corneille,
« Et le désir s’accroît quand l’effet se recule ».
Ces fesses hier, semblaient de pures merveilles,
Vues de loin, me semblent bien minuscules.
Plus j’y pense, quand j’y pense,
Tout ça n’a pas beaucoup d’importance,
De New York à Zanzibar,
Les continents continuent leurs dérives peinards !

Mais aujourd’hui les fesses à Léa,
Je ne veux plus les voir et j’dirais pas pourquoi,
Je les chante quand même une dernière fois,
Passqu’à Léa ma foi, je lui dois bien ça.
Léa, je lui dois bien ça,
Léa, les fesses à Léa,
Léa, je leurs dois bien ça,
Léa, les fesses à Léa.
Track Name: Jolie Julie (station pernety)
Il était enfin prévu que l’on se voit,
Après une longue attente de deux mois.
Un premier rendez-vous fût convenu,
J’allais pouvoir revoir cette belle ingénue.
J’avais tout fait comme il faut,
Réserver dans un petit resto,
Une table pour deux à vingt heure lundi,
On se retrouve station Pernéty.
C’est la station idéale pour ça,
Une seule sortie, on ne se manquera pas.
Et quand il pleut, il y a comme un abri,
Pour attendre au sec, une accalmie.
La belle arriva de bonne heure,
Le mien était complet quel honneur !
De la voir de près, si jolie cette Julie,
Mon rendez-vous de la station Pernéty.

Jolie Julie, station Pernéty,
Tu m’as mis le coeur en vrac,
Jolie Julie, station Pernéty,
Bien qu'en février c’était Mars-attac.

Je guettais attentif, tous ses gestes,
Les bons signes, les mauvais présages.
J’attendais le messie, le message,
Allais-je réussir tous les tests ? Je remarquais,
Qu’elle ne prend pas d’ail dans ses patates sautées,
Ça veut dire c’est sûr qu’on va s’embrasser,
Je vais l'inviter pour boire une tisane,
Et faire un tour dans mon aéroplane.

Jolie Julie, station Pernéty,
Tu m’as mis le coeur en vrac,
Jolie Julie, station Pernéty,
Bien qu'en février c’était Mars-attac

Que c’est-il passé, j’ai pas tout compris?
Ma jolie Julie n’en avais pas envie.
Elle m’a planté là tout seul dans le soir,
Avec une jolie veste pour un nouveau costard.
Gardant la tête haute, question de courtoisie,
J’ai ramené ma Julie station Pernéty.
La regardant sublime monter dans un wagon,
J’ai revu le film de nos conversations.

Jolie Julie, station Pernéty,
Tu m’as mis le coeur en vrac,
Jolie Julie, station Pernéty,
Bien qu'en février c’était Mars-attac.
Track Name: La philosophie des voyous
La mère maquerelle du bar tabac, du bout de ma rue,
De sa voix de crécelle crie : « J’aurais tout vu !
Les fonctionnaires, tous des fainéants, des bons à rien,
Une bonne guerre, c’est ça qui calme les crève-la-faim».
Les commerçants qui sont des personnes de bon sens,
Pensent avant toute chose aux finances de la France.
« C’est un scandale ! Ces terroristes de caniveau
Prennent en otage ceux qui payent des impôts ».

C’est d’la philosophie de filous,
Sophie, crois moi !
Des voyous d’la voyelle,
C’est d’la philosophie qui s’en fout,
De toi et moi.
Et qui ne sait même pas, ce que t’es belle,
Dans tes dentelles, avec ton chiffon rouge.

Demain je ne pourrais même plus faire grève,
Sauf les dimanches s’il fait moche,
Tous au travail la nuit, le jour, même en rêve,
Pour que les fonds de pensions s’en mettent plein les poches
Crois-tu en l’humanisme des actionnaires ?
Nos vrais patrons pour qui la vie
Se calcule en stratégie boursière,
Combien tu coûtes ? Et combien je produis ?

C’est d’la philosophie de filous,
Sophie, crois moi !
Des voyous d’la voyelle,
C’est d’la philosophie qui s’en fout,
De toi et moi.
Et qui ne sait même pas, ce que t’es belle,
Dans tes dentelles, avec ton chiffon rouge.

Il faudra bien qu'un jour on relève la tête,
Juste par respect pour ce que nous sommes,
Qu'en se regardant on puisse se reconnaître,
C'est ça la différence entre un chien et un homme,
C'est ça la différence entre un chien et un homme,
C'est ça la différence entre un chien et un homme.
Et, le printemps est la meilleure saison,
Pour faire de belles manifestations,
On voit rarement les révolutionnaires,
Battre le pavé en hiver.

C’est d’la philosophie de filous,
Sophie, crois moi !
Des voyous d’la voyelle,
C’est d’la philosophie qui s’en fout,
De toi et moi.
Et qui ne sait même pas, ce que t’es belle,
Dans tes dentelles, avec ton chiffon rouge.
Track Name: Morlaix
On retournera à Morlaix,
Quand tu voudras si tu veux,
On retournera à Morlaix,
Tous les deux.

Sous le viaduc, dans la brume,
Moi la limonade, toi la bière brune,
Sous le viaduc, dans la brume.

On retournera à Morlaix,
Quand tu voudras si tu veux,
On retournera à Morlaix,
Tous les deux.

Sur ta nuque, sous la lune,
La mer devant, derrière les dunes,
Sur ta nuque, sous la lune.

On retournera à Morlaix,
Quand tu voudras si tu veux,
On retournera à Morlaix,
Tous les deux.

Quoiqu'il se passe, quoiqu'il en coûte,
Nous verrons Morlaix au mois d'août,
Quoiqu'il se passe, quoiqu'il en coûte.

On retournera à Morlaix,
Quand tu voudras si tu veux,
On retournera à Morlaix,
Tous les deux.

Sur un rocher de granit rose,
Je graverai son nom, pour qu'elle repose,
Sur un rocher de granit rose.

On retournera à Morlaix,
Quand tu voudras si tu veux,
On retournera à Morlaix,
Tous les deux.
Track Name: Moche ou con
Salut Pascal, comment ça va ?
Depuis que Martine est partie,
Ça sent la chaussette sale chez toi,
Tu pourrais peut-être faire ton lit.
Je ne fais que passer, ne t'inquiètes pas,
Je sais où se trouve le frigidaire,
Je prendrais juste un coca,
Je te laisse finir la bière.

T'en tire une drôle de gueule,
Vas pas faire de conneries,
Personne n'aime être seul,
Sais-tu pourquoi elle est partie ?
Je ne comprends pas ta peine,
Tu me disais : « cette fille là,
C'est juste pour l'hygiène,
Trois petits coups et puis s'en va ! »

Tu parlais : « phase d'approche »,
Trop facile c'est du tout cuit,
Juste un verre, c'est dans la poche,
Pas de dîner, tout de suite au lit.
Je me souviens de tes principes,
Tu te tapes les moins jolies,
T'es le boss, t'as le leadership,
Parfois même elles te remercient.

Que veux-tu que je te dise,
Demain elle appellera,
Fais marcher ta matière grise,
Pascal, ça fait trois mois.
Tu m'emmerdes avec tes questions,
« Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi moi ? »
« Reviendra-t-elle à la raison ? »
T'es pas vraiment le mec plus ultra.

Pourquoi te faire l'apôtre,
Si tu es le Judas ?
L'amour des uns et des autres,
Est-ce que ça compte pour toi ?
T'es carré comme une 4L,
Qu'aurais grillé le stop,
Prétentieux comme BHL,
Compliqué comme un solo de be-bop.

Salut Pascal, je dois y aller,
Tu me fais perdre mon temps,
Quant à Martine, tu peux rêver,
À sa place, j'en ferais autant.
Maintenant je voudrais te dire,
Tu me files le bourdon,
A choisir, s'il faut choisir,
Je préfère être moche que con, ter
Track Name: Joe Dassin
Les champs ont l’Élysée, la Motte a ses piquets,
Tout est bien.
La Seine a ses péniches, Montmartre a ses Angliches,
Dés le matin.
La ceinture a le périph’, les boulevards, les manif’
Les Parisiens,
Certains ont du boulot, d’autres le métro,
Chacun sa faim.
Comme dans une chanson de Joe Dassin,
J’irais là-haut, siffler sur la colline,
Et dans les arènes du quartier latin,
Je ferais le Pierrot, et toi la Porte Dauphine.
La tour a Montparnasse, le droit, la rue d’Assas,
Les carabins,
Tirent la carabine, au fond d’une officine,
De pharmacien.
Si les sciences te tente, va prendre un bain d'amiante,
Rue des écoles,
Après dix ans là-bas, tu connaîtras l'état,
Et sa parole, mais laquelle ?!
Comme dans une chanson de Joe Dassin,
J’irais là-haut, siffler sur la colline,
Et dans les arènes du quartier latin,
Je ferais le Pierrot, et toi la Porte Dauphine.
Les rues n'ont plus de trottoirs, dés le vendredi soir,
C'est la banlieue,
Qui vient traquer les filles, dans les rues de Bastille,
Comme à Bagneux.
Les bancs étaient public, pour des raisons pratiques,
On les retire,
C'était fait pour s'asseoir, avant que le clochard,
Vient y dormir.
Comme dans une chanson de Joe Dassin,
J’irais là-haut, siffler sur la colline,
Et dans les arènes du quartier latin,
Je ferais le Pierrot, et toi la Porte Dauphine.
Fini le vin des rues, fini, Paris popu'
Qu'on nous dit,
Le peuple on n'en veut pas, la mode est au bourgeois,
Ça fait moins de bruit.
Mon père est né ici, mon grand-père aussi,
Quant à moi,
Fini les H.L.M, j'habite le quatorzième,
Près d'Alésia.
Comme dans une chanson de Joe Dassin,
J’irais là-haut, siffler sur la colline,
Et dans les arènes du quartier latin,
Je ferais le Pierrot, et toi la Porte Dauphine.
Track Name: Rue de Vaugirard
Si la vie était une rue de Paris,
La mienne serait pleine de bistrot sur une partie,
Je dois la vérité, j'ai arrêté de boire,
Ma rue, c'était la rue de Vaugirard.

En bas de la rue de Vaugirard,
Je regarde Paris qui s'efface,
Je vais de travers, de trottoir en trottoir,
D'un assommoir à celui d'en face.
Qu'importe le cru, qu'importe le millésime,
Pourvu qu'ça réchauffe qu'ça requinque,
Je veux que mon alcool soit anonyme,
Mon seul château, du douze degrés cinq.

Au milieu de la rue de Vaugirard,
Je regarde Paris qui s'amuse,
Sortant du bar, je bouscule un fêtard,
Je baisse les yeux je m'excuse.
J'ai voulu faire un trou dans la nuit,
Et ne devenir plus qu'une ombre,
Ce qu'il me reste du goût de la vie,
Un mur en ruine et ses décombres.
Avant la fin de la rue de Vaugirard,
Je ferme les yeux sur Paris qui vacille,
Faire la promesse de ne plus jamais boire,
Mais le courage comme une jolie fille,
Qui change d'avis au gré des saisons,
Qui dit oui, qui dit non,
Qui va comme la mer, d'avant en arrière,
Me laissant seul, le nez dans mon verre.

J'ai quitté la rue de Vaugirard,
Avant de suivre les traces de mon père,
Il s'est aperçu bien trop tard,
Qu'il y avait une rue et un cimetierre,
Vaugirard...
Track Name: Salade Russe
Tupolev, Lada, Vladivostok, Brejnev,
Tchernobyl, Potemkine, Nikita Kroutchev,
Pétrograd, Chostakovitch, Karpov,
Anna Kournikova, Iliouchine, Kirov.

Bakhounine, Popov, Pouchkine, Chagall,
Zinoviev, Pravda, Kremlin, Baïkal,
Kamtchaka, Mikhaïl Gorbatchev, Bolchoï,
Raspoutine, Aéroflot, Trotski, Tolstoï.

Alors tout les soirs dans la petite isba,
Les Tchétchènes dansent le tcha-tcha.

Koursk, Kopek, Soljénitsine,
Pavlov, Léningrad, Anna Karénine,
Kasparov, Spoutnik, Tchaïkovski,
Pétrouchka, Andropov, Stakganov, Gorki.

Boris Godounov, Gogol, Tchékov,
Kropotkine, Lénine, Kalachnikov,
Prokofiev, Oural, Gagarine, Margarine.
Zakharov, Nijinski, Kiev, Poutine.

Alors tout les soirs dans la petite isba,
Les Tchétchènes dansent le tcha-tcha.

Tcha-tcha-tcha.

Alors tout les soirs dans la petite isba,
Les Tchétchènes dansent le tcha-tcha-tcha. Ad lib